Je vis neuf vies dans mon rétroviseur
La première fois j’étais en soute
A soutenir une plaie béante
« Il y a des livres ouverts » qu’elle me dit
« C’est fou cette fièvre » que je pense
L’ouvreuse est ténue, elle pue la suie
La graisse fourrée à l’entonnoir dans sa gorge gitane
_ ça râpe ce glaviot, ça c’est sûr
« Elle ment comme elle respire »
A part moi qui sait qu’elle s’est peinturlurée
Teint le fin fond, tout en finesse mal dégrossie
Elle m’écoeure cette dinde
Son maquillage mauresque, un tanin trop consistant, trouve le moyen de couler
Au ralenti _ rare _ un râle _ heureux
L’horreur pour moi _ je jette le premier chat
Fini d’être gentil _ Adieu tristesse
On en fera un paillasson
Nabuchodonosor y essuiera ses sandales
La première fois j’étais en soute
A soutenir une plaie béante
« Il y a des livres ouverts » qu’elle me dit
« C’est fou cette fièvre » que je pense
L’ouvreuse est ténue, elle pue la suie
La graisse fourrée à l’entonnoir dans sa gorge gitane
_ ça râpe ce glaviot, ça c’est sûr
« Elle ment comme elle respire »
A part moi qui sait qu’elle s’est peinturlurée
Teint le fin fond, tout en finesse mal dégrossie
Elle m’écoeure cette dinde
Son maquillage mauresque, un tanin trop consistant, trouve le moyen de couler
Au ralenti _ rare _ un râle _ heureux
L’horreur pour moi _ je jette le premier chat
Fini d’être gentil _ Adieu tristesse
On en fera un paillasson
Nabuchodonosor y essuiera ses sandales
Texte de Jérôme Bodon-Clair
Illustration par moi même



3 bavardage(s):
ça tombe bien,
je n'ai pas lu le texte,
je n'ai vu que l'image..
magnifique.
-
Le texte est beau pourtant (également?), tu devrais t'y attarder.
A bientôt, et merci pour ta présence.
impossible de ne pas voir la bouche des Rolling stones dans cette bouche pulpeuse.
C'est vrai que le(s) texte(s) sont beaux aussi
Enregistrer un commentaire