
J’ai vu neuf vies dans le rétroviseur
Une fois c’était parfait _
Sur la route, pour poser un cadre,
J’avais incisé mes caoutchoucs au cutter
Pour couper court à toute progression sociale, et j’avais pris le temps de m’imbiber la rate (à défaut prenez un foie défectueux) de cette essence vineuse du fond de ma réserve.
Pour ajouter à ma joie la pluie tapait au carreau et les fossés inondés comme autant de piscines, en pédiluves pour galettes découpées.
Le talus franchi, en surplomb à faire le malin
A regarder en bas l’ombre de mon automne
Et les résonances des battements de mon horloge interne.
« C’est neurologique » je me disais, « une mycose de l’esprit ». A faire dans le graveleux, des boîtes à frire du nylon, des call-girls qu’on appelle, voix de velours et phallus filandreux, l’œil droit, indiscret, pénétrant saillant, des jouets de latex.
_ Le quota de fesses pour subventionner ce programme _
La peur du vide, l’ivresse de la mort ; après la petite, la grande, mirifique, audacieuse.
Vide _ Vice _ Vide _ IVRESSE _
Dans cette ambiance de mort, je vis une vie.
« Qui es-tu toi que j’abandonne ? »
Une vie un peu crâne, le crâne rêche
Et la mèche en toile, de mèche avec le temps, le temps d’une chute _ CHUT !
Il y a des vies hologrammes,
De celles que l’on oublie au bord d’une route
Mais pas de celles qui vous oublient.
#02 - 9 vies dans le rétroviseur
Texte de Jérôme Bodon-Clair
Libellés : 9 vies dans le rétroviseur
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2 bavardage(s):
Y a pas à dire! Je suis trés fan. Je remercie Godot de m'avoir fait découvrir ton boulot. Vous faites un cocktail détonnant et trés original.
je suis touché par ton com. J'ai eu moi aussi beaucoup de chance de rencontrer Godot sur "toute la poésie", et de fait, rencontrer son univers et les personnes qui gravitent autour. Je dirais que cela a décalé ma façon de voir.
Je ne connais pas St etienne et sa région, faudra que j'y aille un de ces jours.
à quand la BD finalisée?
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